Tchèques et Slovaques manifestent en masse pour la démocratie face à Andrej Babis et Robert Fico

Contexte et motifs des rassemblements

Dans le centre de Prague, un meeting s’est tenu autour du mot d’ordre « La République tchèque n’est pas à vendre », avec de nombreuses banderoles exprimant une opposition à Andrej Babis, arrivé en tête des élections d’octobre.

Affilié à Donald Trump pour certains observateurs, Andrej Babis s’est rapproché du parti d’extrême droite SPD et semble chercher à former un gouvernement avec deux formations eurosceptiques.

« Je ne veux pas perdre la liberté acquise », a déclaré un étudiant de 19 ans, le drapeau de l’Union européenne sur les épaules. Il a ajouté que Babis « nous entraîne vers l’Est plutôt que vers l’Ouest ».

En Slovaquie, des milliers de personnes réclament la démocratie

En Slovaquie, des dizaines de milliers d’opposants se sont mobilisés dans plusieurs villes, dont Bratislava, pour affirmer leur soutien à la démocratie et s’opposer aux axes politiques en place. Des pancartes reprenaient l’idée que « La liberté n’est pas un cadeau mais un droit ».

Les manifestants ont bravé la pluie à Bratislava pour réclamer liberté et démocratie.

Enjeux et réactions publiques

Le mouvement en Slovaquie s’est articulé autour de critiques envers le Premier ministre sortant, perçu par ses organisateurs comme adoptant des mesures contraires à la démocratie et rappelant des périodes antérieures à 1989.

Robert Fico mène son quatrième mandat avec le soutien d’un parti d’extrême droite, le SNS. Selon les participants, il s’inspire du modèle de certains pays voisins et est accusé de limiter l’indépendance des médias, de cibler les ONG et de modifier les élites culturelles. Il a aussi renoué des liens avec la Russie, malgré l’invasion de l’Ukraine, et ne se montre pas disposé à soutenir Kiev.

Référence associée : La Slovaquie secouée par un mécontentement grandissant contre la politique prorusse de Robert Fico.