Résultat et contexte historique
L’Américaine Sydney McLaughlin-Levrone a été sacrée championne du monde du 400 m, jeudi soir à Tokyo, en franchissant la ligne en 47”78, soit la deuxième meilleure performance de l’histoire. Elle s’impose devant Marileidy Paulino (47”98) et Salwa Eid Naser (48”19).
Une saison centrée sur le 400 m plat et un objectif proche du record
Détentrice du record du monde du 400 m haies et référence des dernières années, McLaughlin-Levrone avait décidé de se concentrer cette année sur le 400 m plat. Aucune femme n’avait franchi la barre des 48 secondes sur cette distance depuis 1985.
Sous la pluie, le visage fermé et une énergie en éveil, elle a mené la course dès le départ et a occupé la tête du peloton tout au long du tracé, entraînant ses concurrentes dans son sillage.
Contexte historique et proximité du record mondial
Double championne olympique (2021, 2024) et championne du monde (2022), McLaughlin-Levrone détient aussi le record du monde du 400 m haies (50”37). Elle se rapproche à moins de deux dixièmes du record mondial du 400 m, établi à 47”60 et détenu depuis quarante ans par l’Allemande Marita Koch, qui courait alors pour la RDA pendant la guerre froide.
Depuis ce record emblématique, longtemps entouré de soupçons de dopage, aucune femme n’avait couru sous les 48 secondes sur le 400 m jusqu’à jeudi soir, où McLaughlin-Levrone a emmené Marileidy Paulino (47”98) et Salwa Eid Naser (48”19).