Contexte et décision présidentielle
Le président des États‑Unis, Donald Trump, a annoncé samedi son intention d’assurer le versement des soldes des forces armées le mercredi suivant, et ce malgré la paralysie budgétaire qui, en temps normal, bloque les paiements des fonctionnaires fédéraux pendant la période de blocage.
Selon un message publié sur Truth Social, il affirme avoir « utilisé [son] pouvoir de Commandant en Chef pour demander à notre ministre de la Guerre, Pete Hegseth, d’utiliser tous les fonds disponibles afin que nos troupes soient payées le 15 octobre ».
Durant toute la durée du shutdown, plus de 2,3 millions de fonctionnaires fédéraux ne reçoivent pas de salaire, tout comme les plus de 1,3 million de militaires. Le chef républicain a soutenu qu’une inaction imputable aux responsables démocrates pourrait priver les soldats de leur solde du 15 octobre et a ajouté qu’il ne tolérerait pas que les partis d’opposition mettent en OTAGE la sécurité du pays par ce shutdown considéré comme dangereux.
Réactions des marchés et tendances économiques
Sur les marchés américains, la Bourse de New York a d’abord évolué en hausse avant de fléchir vendredi en raison des menaces de droits de douane massifs visant les produits chinois évoquées par Donald Trump. À l’heure de la clôture, le Dow Jones cédait 1,14 %, le Nasdaq perdait 2,03 % et le S&P 500 lâchait 1,51 %.
À Paris, le CAC 40 a terminé en forte baisse, affaibli par l’incertitude politique et les éventuelles tensions commerciales. L’indice vedette a reflué de 123,36 points, soit une chute de 1,53 %, à 7 918 points. Sur la semaine, il recule d’environ 2,02 %.
La séance européenne a été marquée par un repli à la suite des annonces américaines, les investisseurs restant attentifs à l’évolution des relations commerciales et des décisions politiques qui pourraient influencer les marchés.
Secteurs et performances boursières
Dans le secteur automobile, Stellantis subit la plus forte dégradation du CAC 40, avec une chute de 7,29 % à 8,56 euros, après des résultats qui, bien qu’en hausse trimestrielle, n’ont pas su relancer l’optimisme des investisseurs lors de la séance.
tensions sino-américaines et perspectives commerciales
Trump a estimé que la Chine « devenait très hostile », et a laissé planer la possibilité d’une rencontre avec Xi Jinping en Corée du Sud dans les prochaines semaines, désormais incertaine. Dans un message sur Truth Social, il évoque aussi la probabilité d’une réponse économique contre Pékin en réaction aux restrictions chinoises sur certaines ressources stratégiques, évoquant notamment une augmentation « massive » des droits de douane sur les marchandises importées.
Récentes évolutions monétaires et décisions économiques
Le gouvernement américain a annoncé l’achat de pesos argentins et a indiqué avoir finalisé un accord d’échange de devises d’un montant de 20 milliards de dollars avec la banque centrale argentine, afin d’appuyer la monnaie et le régime allié de Javier Milei. L’Argentine traverse une sévère crise de liquidité.
Inventaire international et énergie
Sur le terrain de l’énergie, les discussions autour de l’OPEP+ restent suivies avec attention. L’organisation et ses alliés ont annoncé des ajustements de production pour le mois de novembre, afin d’éviter une chute des cours dans un contexte de demande variable. L’accent est mis sur la coordination entre les principaux producteurs pour stabiliser les marchés pétroliers.
Régulations et industrie automobile européenne
En Europe, les constructeurs appellent à un réexamen de la réglementation sur les émissions de CO₂ et à une éventuelle exception pour les carburants alternatifs dans le cadre des objectifs 2035. L’ACEA a exposé que la trajectoire actuelle était jugée trop rigide et que certains paramètres nécessitaient d’être réévalués. La Commission européenne s’est engagée à étudier le sujet plus rapidement que prévu.
Conjoncture économique allemande et énergie
Selon les prévisions actualisées, l’Allemagne prévoit d’éviter la stagnation en 2025 et d’entamer une reprise modeste en 2026, après deux années consécutives de contraction. Pour 2024, le produit intérieur brut est anticipé en léger recul avant un rebond attendu l’an prochain, reflétant une instabilité industrielle persistante.
Or et valeurs refuges
L’or a franchi la barre symbolique de 4 000 dollars l’once, porté par les tensions géopolitiques et les incertitudes économiques. Considéré comme une valeur refuge, l’or bénéficie d’un appétit croissant des investisseurs cherchant à protéger leur portefeuille face à un contexte volatil.
Commerce, alliances et marchés internationaux
Sur le front commercial, l’évolution des relations avec le Canada est suivie de près, avec des indications de progrès dans les discussions et des espoirs d’assouplissement de certains droits de douane. Par ailleurs, l’Union européenne a annoncé un doublement des droits de douane sur l’acier importé et une réduction des quotas exempts de droits, afin de préserver les productions locales et les emplois, comme l’a indiqué Stéphane Séjourné.
Monnaie, politique et volatilité européenne
En Europe, l’euro a laissé quelques plumes face à l’incertitude politique, au moment où la France traverse une période de turbulences liées à la démission surprise du Premier ministre en poste. Le secteur aérien européen a connu une saison estivale robuste, avec un trafic dépassant les niveaux de 2019 selon les données d’Eurocontrol, tout en affichant des retards dans certains pays.
Technologies et alliances stratégiques
OpenAI et AMD ont scellé un accord stratégique : OpenAI deviendra actionnaire et passera commande d’un important volume de processeurs graphiques destinés au développement de l’intelligence artificielle. Cette coopération est présentée comme un élément central du déploiement des capacités technologiques dans le secteur de l’IA.
Entreprises et marchés européens
Par ailleurs, des informations circulent sur des repositionnements dans le secteur industriel français, avec des plans de restructuration ou de financement visant à soutenir des entreprises en difficulté et à préserver les emplois. Des mouvements similaires se produisent dans d’autres secteurs, où les coûts et les dettes restent un facteur déterminant des stratégies de continuité.
Conclusion et perspectives
À mesure que le paysage politique et économique évolue, les dernières déclarations et décisions nourrissent les débats sur la stabilité budgétaire, les relations commerciales et les perspectives de croissance, tant aux États‑Unis qu’à l’échelle mondiale. Les marchés et les autorités surveillent attentivement chaque évolution, dans un contexte où les impacts potentiels touchent à la fois le secteur public, l’industrie et les échanges internationaux.