Contexte et objectifs du plan vaudois
Selon des projections fondées sur des chiffres nationaux, un manque de main-d’œuvre qualifiée pourrait toucher des secteurs clés tels que la santé, le social, la formation, l’industrie et la construction, indique le canton dans un communiqué.
Un défi partagé par le recrutement et la formation
Pour de nombreuses entreprises, l’embauche est une préoccupation permanente. Le processus se rallonge car la main-d’œuvre recherchée se fait rare, poussant certains employeurs à chercher aussi à l’extérieur, notamment à la périphérie européenne, comme le souligne le dirigeant romand de Siemens.
Convergence entre offres et qualifications
Selon le chef du Département vaudois de l’économie, une partie des demandeurs d’emploi ne correspond pas nécessairement aux besoins des entreprises. Il faut faciliter la formation et la réorientation pour permettre à chacun de valoriser son potentiel.
Le plan vise ainsi le « réalignement des compétences » afin de maintenir l’employabilité, d’assurer la relève et d’anticiper les besoins futurs de l’économie, tout en accompagnant les transitions professionnelles dans un contexte où la mobilité des métiers s’accroît.
À l’ère de l’intelligence artificielle
Le ministre responsable de la Formation professionnelle, Frédéric Borloz, indique que les métiers de demain seront peut-être similaires mais exigeront des formations spécifiques et une orientation adaptée, avec une place accrue pour les micro-formations afin de soutenir l’employabilité du plus grand nombre.
Le Conseil d’État prépare déjà des étapes clés, notamment la création d’un observatoire dynamique des emplois et des compétences pour anticiper les mutations du marché du travail à l’ère de l’IA, comme le précise le communiqué.
Portée et financement
Doté de seize mesures, le plan d’action 2025-2027 vise prioritairement les travailleuses et travailleurs âgés, les jeunes, les femmes et les personnes immigrées, pour un budget total de 100 millions de francs déjà budgétés.