Allaitement maternel et cancer du sein : résultats d’une étude australienne
Contexte et méthodologie
Des observations indiquent que l’allaitement est associé à une réduction du risque de cancer du sein, le cancer le plus fréquent dans le monde après le cancer du poumon. Cette association était reconnue mais son mécanisme restait incertain.
Résultats et observations clés
Les tissus provenant de femmes ayant allaité présentent une concentration plus élevée de lymphocytes T CD8+, des globules blancs chargés de détruire les cellules malades, y compris les cellules cancéreuses.
Les chercheurs ont constaté que ces lymphocytes demeurent présents dans le corps jusqu’à environ cinquante ans après l’accouchement, ce qui pourrait protéger les femmes ayant nourri leur enfant au sein.
Expérimentation animale et implications
Des essais menés sur des souris indiquent que seules celles ayant mis bas et allaité présentent une accumulation de T CD8+ dans leurs glandes mammaires.
Lors de l’implantation de cellules du cancer du sein triple négatif chez ces souris, la croissance des tumeurs s’est révélée nettement plus lente chez les rongeurs allaitants que chez les autres.
Interprétation et enjeux
Selon les chercheurs, cette accumulation de lymphocytes pourrait s’expliquer par leur rôle de défense contre les infections et les inflammations mammaires qui pourraient perturber ou entraver l’allaitement.