Nestlé sous le feu des critiques en Afrique pour le sucre dans Cerelac, Public Eye publie un nouveau rapport et Nestlé réaffirme sa position

Lifestyle

Contexte et objectifs de l’étude axée sur l’Afrique

Public Eye publie un second rapport centré sur l’Afrique et reprend l’analyse des céréales infantiles Cerelac destinées aux bébés à partir de six mois, accusant Nestlé d’ajouter du sucre. Cette enquête s’inscrit après une publication d’avril 2024 qui ciblait plusieurs régions du monde et indiquait que les produits vendus dans des pays à revenus faibles ou intermédiaires contenaient du sucre, alors que les mêmes céréales commercialisées en Europe en seraient dépourvues.

Méthodologie et collecte de produits

Pour ce volet africain, Public Eye a sollicité des organisations de défense des consommateurs et des associations spécialisées en nutrition dans vingt pays. Elles ont été invitées à envoyer des produits Cerelac achetés localement dans les supermarchés. Au total, près de cent échantillons ont été analysés.

Résultats clés

L’analyse indique qu’une portion moyenne contenait environ six grammes de sucre ajouté, soit à peu près un carré et demi. Le niveau le plus élevé relevé se situait dans un produit vendu au Kenya, avec 7,5 grammes par portion, ce qui représente près de deux carrés de sucre. Il est précisé que ces céréales visent les bébés à partir de six mois, période déterminante pour le goût et les habitudes alimentaires futures.

Réaction de Nestlé

Nestlé a exprimé son désaccord avec ce rapport en le qualifiant d’allégations trompeuses et sans fondement. Selon l’entreprise, lorsque les sucres issus d’ingrédients tels que le lait, les céréales et les fruits sont exclus, les céréales infantiles ne présentent pas les niveaux de sucre mentionnés dans l’étude. Le groupe affirme que la santé et la nutrition des enfants restent une priorité et assure qu’il n’applique pas de double standard.

Contexte sanitaire en Afrique

L’Organisation mondiale de la santé rappelle que le nombre d’adultes en surpoids a presque doublé en Afrique entre 2000 et 2016 et que ces tendances se manifestent aussi chez les enfants.