Plan Trump pour Gaza : soutien israélien et réactions internationales
L’annonce du plan de paix proposé par le président américain Donald Trump pour Gaza a donné lieu à des réactions contrastées sur la scène internationale. Le bureau du Premier ministre israélien a exprimé son soutien au texte, au lendemain d’une étape diplomatique clef : l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies qui endosse cette feuille de route.
Treize États membres se sont exprimés en faveur de la résolution, tandis que la Russie et la Chine se sont abstenues. Le texte prévoit notamment un cadre de sécurité et de transition sensible, avec la perspective d’un déploiement d’une force internationale et la mise en place de mécanismes de démilitarisation et de désarmement, sous le contrôle du droit international.
Plusieurs partenaires régionaux et internationaux ont salué l’adoption et exprimé le souhait de voir sa mise en œuvre se traduire sur le terrain, tout en appelant au respect des engagements humanitaires et à la stabilité dans la région.
Positions et réactions sur le plan et les violences connexes
Le Hamas, exclu des mécanismes de gouvernance à Gaza, a réagi en dénonçant certains actes violents et en contestation des arguments avancés par Israël concernant les cibles des frappes. Le mouvement a qualifié certaines attaques israéliennes d’attaques ayant des répercussions sur des civils et a nié l’existence d’installations militaires dans les camps palestiniens au Liban selon ses déclarations.
Dans le même temps, l’armée israélienne a diffusé des éléments présentés comme une vidéo de frappe, montrant une attaque sur un bâtiment. Le Hamas affirme que le site visé était en réalité un espace ouvert fréquenté par des jeunes du camp et qu’ils étaient présents lors de l’attaque. Des sources libanaises font état d’un bilan partiel différent, avec un premier bilan faisant état de 11 morts dans une frappe touchant un véhicule dans le camp d’Aïn al-Héloué, au sud du Liban.
Le ministère libanais de la Santé a également rapporté une frappe sur un véhicule, selon des informations relayées mardi soir. Par ailleurs, l’armée israélienne a indiqué viser un camp d’entraînement du Hamas dans la même zone, et des agences signalent qu’un drone aurait frappé une voiture près d’une mosquée du camp, dans des circonstances encore suivies de près.
Éléments sur le terrain et tensions régionales
Parallèlement, des violences en Cisjordanie ont fait état d’une attaque à la voiture-bélier et au couteau, entraînant des morts et des blessés. Les autorités iraniennes et d’autres acteurs régionaux suivent ces développements qui s’inscrivent dans le contexte plus large des violences liées au conflit israélo-palestinien et à la guerre déclenchée dans la bande de Gaza le 7 octobre 2023.
Des bilans variés ont été évoqués par les autorités israéliennes et palestiniennes, alternant entre des chiffres publiés par les services de secours et des déclarations officielles sur les combats et les arrestations. Des chiffres sur les victimes civiles et militaires demeurent à éclaircir au fil des opérations et des échanges de tirs dans les territoires occupés et autour de ceux administrés par Israël.
Dans ce contexte, les échanges et les négociations humanitaires restent soumis à des appels internationaux à la protection des civils et à la facilitation de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza et dans les territoires touchés.
Réactions politiques et diplomatiques autour du Conseil de sécurité et des textes
Le bureau du Premier ministre israélien a prôné le plan de paix de Trump comme une voie possible vers la paix et la prospérité, en insistant sur la démilitarisation et le désarmement de Gaza. Du côté palestinien, le ministère des Affaires étrangères a salué la résolution de l’ONU endossant ce plan et a appelé à sa mise en œuvre rapide sur le terrain, évoquant notamment le déploiement éventuel d’une force internationale.
Donald Trump a exprimé sur les réseaux sociaux son enthousiasme pour l’adoption de la résolution par le Conseil de sécurité, présentant ce vote comme une étape historique et positive pour la paix dans la région. Le Hamas a répliqué en affirmant que le texte ne répondait pas aux droits politiques et humains du peuple palestinien, dénonçant notamment le mécanisme de tutelle et le désarmement envisagé des groupes à Gaza.
Plus largement, des pays comme le Royaume‑Uni ont apporté leur soutien public au texte américain, tandis que plusieurs États arabes et musulmans ont appelé à une adoption rapide par le Conseil de sécurité. Des discussions et des propositions concurrentes ont également été mises en circulation, notamment une initiative russe qui ne prévoyait ni la création d’un « comité de la paix » ni le déploiement immédiat d’une force internationale à Gaza.
Éléments sur les mécanismes de paix et la situation internationale
Les États‑Unis ont plaidé pour une adoption rapide du texte, soulignant les avantages potentiels d’un cadre de sécurité et d’un dispositif international, tout en mettant en garde contre les risques d’un échec de l’accord et en appelant d’autres partenaires à soutenir la démarche. Des coalitions régionales, notamment l’Égypte, le Qatar, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et la Turquie, ont exprimé leur soutien à l’adoption rapide du plan et à une mise en œuvre coordonnée, tout en restant attentifs aux détails du dispositif international proposé.
Échanges humanitaires et dépouilles dans le cadre du cessez-le-feu
Sur le front humanitaire, des informations ont fait état de retours et de transferts de dépouilles dans le cadre des accords de cessez-le-feu. Le CICR et les autorités compétentes ont indiqué des transferts de corps vers les lieux d’identification et de restitution, dans le cadre des arrangements entre Israël et les autorités palestiniennes et les responsables des territoires disputés. Des communications officielles évoquent la remise progressive de dépouilles et la poursuite des accords concernant les prisonniers et les otages pris entre les parties au conflit.
À ce stade, les violences et les échanges d’armes demeurent susceptibles d’influencer la dynamique du cessez-le-feu et les perspectives de stabilisation dans le sud de la Cisjordanie et dans la bande de Gaza, alors que les États et les organisations internationales appellent à la protection des civils et à l’évacuation des zones les plus touchées par le conflit.