À Bâle, Roger Federer absent du Swiss Indoors : une fin de chapitre contrastée
À l’entrée de la Halle Saint-Jacques, l’absence de signal fort en lien avec l’icône locale n’est pas immédiatement apparente, tant le hall semble neutre. Le tournoi reste lié à son palmarès: Federer a inscrit son nom dix fois sur le tableau d’honneur, mais ni statue ni cliché ne rappellent directement sa carrière. Retiré des courts depuis septembre 2022, l’ancien champion n’est jamais revenu sur les Swiss Indoors, contrairement à ses parents qui ont été vus l’an dernier.
Pour autant, une star internationale n’est jamais totalement invisible: après son départ officiel à la Laver Cup, « RF » a bénéficié d’hommages à Halle, à Wimbledon et à Shanghai, selon les observateurs présents sur ces circuits.
Des visiteurs en quête d’un dernier au revoir et des rumeurs
Mardi matin, nous avons rencontré des spectateurs installés en haut des marches qui mènent au Central. Tous regrettent que Federer ne fasse pas son retour pour un dernier au revoir. Cependant, certains soulignent qu’il peut exister des circonstances qui expliquent cette absence; « il y avait eu des histoires d’argent et de contrat, à l’époque, avec le directeur du tournoi, Roger Brennwald. C’est vraiment dommage », commente l’un d’eux.
Une perspective contrastée et des voix locales
Plus loin, Uli tente de relativiser: « Roger est devenu tellement une personnalité internationale. Peut-être qu’un hommage en Suisse a moins d’intérêt désormais pour lui. »
Dans les coulisses, l’émotion est palpable chez les fidèles de l’événement. Mägi Blaser, qui suit le tournoi depuis 1992, se souvient avoir vu Federer en ramasseur de balles l’année suivante: il avait 12 ans. « C’était un bon gamin, et même après qu’il est devenu No 1 mondial, il venait me saluer dans un club à Zurich. Il n’a jamais oublié d’où il vient », raconte-t-elle.
À la fin, elle confie: « Je trouve la fin très triste. Ça laisse un goût amer, car pour nous, c’était un héros. Quelqu’un de la famille. »