Contexte international et manifestations en Europe
Selon la préfecture de police de Rome, environ 250 000 personnes ont participé samedi après-midi à la manifestation de soutien aux Palestiniens. Les organisateurs avaient évoqué un chiffre pouvant atteindre un million dans le cadre d’une mobilisation nationale, qui a suivi l’interception de la flottille humanitaire.
Expulsions de militants de la flottille
Les autorités israéliennes ont confirmé l’expulsion de 137 militants pro palestiniens de la flottille pour Gaza vers la Turquie, après l’interception des navires. Le ministère précise que ces expulsions concernent des ressortissants de plusieurs pays, dont les États‑Unis, l’Italie, le Royaume‑Uni, la Suisse et la Jordanie, parmi d’autres. Certains d’entre eux auraient délibérément entravé le processus légal d’expulsion.
Désarmement du Hamas et négociations
Dans un discours télévisé, Benjamin Netanyahu a déclaré que le Hamas serait désarmé, soit par le biais du plan soutenu par les États‑Unis, soit militairement. Il a aussi indiqué avoir donné instruction à l’équipe de négociations de se rendre en Égypte pour finaliser les détails techniques et limiter les discussions à quelques jours. Il a exprimé l’espoir que tous les otages seraient ramenés dans les jours qui viennent, notamment pendant la fête de Souccot.
Regards internationaux sur le processus
Du côté américain, Donald Trump a averti le Hamas qu’il n’accepterait aucun retard dans l’application de son plan, et a évoqué une pause des bombardements israéliens pour faciliter la libération des otages. L’émissaire Steve Witkoff et le gendre Jared Kushner se rendaient en Égypte pour finaliser les modalités des libérations. Le Hamas a indiqué être prêt à libérer tous les otages, et qu’il participerait aux discussions sur l’avenir de Gaza.
Réactions régionales et médiation
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a salué la réaction positive du Hamas au plan proposé par les États‑Unis, y voyant une opportunité de paix. Le Qatar a aussi salué l’accord et soutenu l’appel à un cessez‑le‑feu immédiat. L’Égypte prévoit d’organiser une conférence inter palestinienne pour discuter de l’avenir de Gaza après le conflit et de l’administration du territoire.
Situation sur le terrain et appels à la paix
La Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 57 morts dans des frappes israéliennes depuis l’aube, dont 40 dans la ville de Gaza. L’armée israélienne a poursuivi ses opérations et averti les habitants de ne pas retourner dans les zones bombardées. Le porte‑parole Avichay Adraee a déclaré que le Hamas devait agir rapidement et a évoqué toutes les options possibles. Le Forum des familles d’otages a jugé essentiel de mettre fin à la guerre et a appelé Netanyahu à entamer des négociations efficaces pour ramener les otages chez eux.
À Barcelone, environ 70 000 manifestants ont défendu la Palestine et réclamé la fin du conflit et du commerce d’armes avec Israël, selon la police locale. Le ministre des Affaires étrangères espagnol, José Manuel Albares, a indiqué que cinquante Espagnols figuraient parmi les détenus de la flottille.
Éléments sur la flottille et la diplomatie régionale
Le ministère israélien des Affaires étrangères a confirmé l’expulsion d’autres 137 militants pro‑Palestiniens vers la Turquie. Des responsables du Hamas ont déclaré qu’ils étudiaient le plan de paix proposé par Donald Trump et avaient informé les médiateurs que les consultations nécessitaient du temps. Mardi, Trump avait donné au Hamas un délai de trois à quatre jours pour accepter son plan visant à mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza.
Le Qatar a salué l’annonce du Hamas favorable au plan américain et a réaffirmé son soutien à un cessez‑le‑feu. Erdogan a rappelé que pas de paix durable sans un arrêt des attaques israéliennes. Des tirs près des Casques bleus de la Finul ont été signalés au Liban, et l’ONU a appelé à mettre fin à ces attaques pour permettre à la mission de se déployer sans entrave.
Le dernier chapitre évoque des équilibres fragiles entre appels à la paix, pressions militaires et implications humanitaires, avec des initiatives diplomatiques en cours et des décisions qui influent sur le paysage régional.