Nordahl Lelandais privé de l’autorité parentale et condamné à un an de prison ferme pour violences au parloir

France

Contexte et condamnation

Nordahl Lelandais, détenu à Ensisheim et condamné à perpétuité pour deux meurtres, a été jugé vendredi à Colmar et condamné à un an de prison ferme pour des violences commises sur sa compagne lors d’une visite au parloir.

Privation de l’autorité parentale et interdiction de contact

Le tribunal correctionnel a en outre privé l’ancien militaire de l’autorité parentale sur son fils, âgé de 21 mois et présent lors des faits survenus le 9 juin à la maison centrale d’Ensisheim (Haut-Rhin). Le père se voit également interdire tout contact avec son enfant pendant trois ans.

Audience et contexte

L’audience s’est déroulée à huis clos, à la demande du prévenu, de sa compagne et de l’association de protection de l’enfance représentant l’enfant, afin de préserver les intérêts du mineur et son développement face à une hypermédiatisation de l’affaire.

À l’énoncé du jugement, le prévenu a déclaré n’avoir pas été entendu lors du procès et a indiqué qu’il utilise désormais le nom de Nordahl Périnet, conformément au nom de naissance de sa mère.

Déclarations de la compagne et éléments probants

La compagne, rencontrée en prison lors d’une visite au parloir, a affirmé contester les violences et s’est dite « tombée des nues » lorsqu’elle a appris l’existence des poursuites. Présente lors de l’audience, elle ne s’est pas portée partie civile. Selon elle, les images de vidéosurveillance seraient mal interprétées et montrent Nordahl Lelandais tirant sur une mèche de cheveux puis plaçant une main sur sa bouche; elle affirme que ce geste avait pour but de montrer le danger d’un jogging en solitaire, et non une agression.

Parcours pénal

Nordahl Périnet est incarcéré à Ensisheim depuis septembre 2022, purgeant une peine de réclusion criminelle à perpétuité avec une mesure de sûreté de 22 ans pour l’enlèvement et le meurtre de Maëlys, 8 ans, en août 2017. Il a également été condamné en 2021 à 20 ans d’emprisonnement pour le meurtre du caporal Arthur Noyer, perpétré en avril 2017.